
Archive pour février 2007
Sa formule magique « Je veux être le Président » représente à elle seule 0, 68% de tous les termes qu’il emploie ! « La seule chose qui m’intéresse, c’est d’être un jour président de la République. » (Le Parisien, 11/03/2005). La franchise de l’aveu permet de masquer sa mégalomanie et son goût pour les fastes du pouvoir qu’il a montré et montre dans toutes ses fonctions ministérielles. Ce n’est pas demain que les dépenses de l’Élysée seraient réduites !
Marie-Antoinette à qui l’on disait que les Français réclamaient du pain, répondait : « qu’ils mangent des brioches ».
Nicolas Sarkozy interrogé sur la question du pouvoir d’achat des Français et des travailleurs pauvres répondrait : « qu’ils fassent des heures supplémentaires! »
« Plus juste, la France sera plus forte. » Par ces simples mots, Ségolène Royal marque l’opposition profonde qui la sépare de Nicolas Sarkozy et François Bayrou.
La droite ne cesse de réclamer des « sacrifices » qui seraient « nécessaires » au « redémarrage » de la France et pèsent toujours sur les plus fragiles.
La conception de Ségolène Royal est à l’opposé : la France sera plus forte si elle est solidaire, si chacun y trouve sa place, si tous contribuent à son dynamisme… bref, si elle sait mettre en place cet « ordre juste » qui est la condition de son relèvement.
La France que propose le candidat de l’UMP : un pays divisé, un corps social réduit à une somme d’individus en concurrence et en lutte les uns contre les autres.
Le discours politique de Nicolas Sarkozy se fonde sur une exacerbation des différences entre les Français. Il dresse les Français les uns contre les autres. Il n’y a pas une France mais plusieurs France, des bons Français et des mauvais Français, responsables évidemment de tous les maux.
L’héritage est lourd : deux chiffres le résument. Plus de 40 % des salariés – qui représentent désormais 90 % de la population active – perçoivent moins de 1 400 euros mensuels nets. 4/5 des embauches ont été effectuées en 2006 à titre précaire, qu’ils s’agissent de CDD, d’intérims, de CNE, de saisonniers, d’intermittents, de temps partiels imposés.
Il est donc urgent de redresser les pays car il ne saurait y avoir de fatalité comme l’a montré la politique menée de 1997 à 2002, Ségolène Royal propose d’engager la France dans un « cercle vertueux, gagnant-gagnant » pour les salariés, les retraités, les entreprises, l’économie dans son ensemble
A peine investi candidat par l’UMP, N. Sarkozy a endossé le costume de l’homme apaisé (« j’ai changé »), rassembleur, ouvert et pacificateur. A Perpignan encore, tout en glorifiant l’autorité, il a rejeté d’avance les accusations d’autoritarisme comme autant de procès d’intention. En réalité, ses tentations autoritaristes sont bien réelles.
« Nicolas Sarkozy se rend aujourd’hui à Madrid. L’occasion de saluer Jose Luis Zapatero, dirigeant reconnu et populaire
avec lequel une poignée de main bien photographiée peut faire son petit effet… si ce n’est que tout les oppose… »
Retrouvez tous les jours les meilleurs moments de la campagne présidentielle, vus par la lucarne de l’équipe de Ségolène Royal : Ecrans de campagne.
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« Le fleuron de l’industrie aéronautique européenne est en crise. Alors que 10 000 emplois sont menacés en France, l’UMP se refuse à ce que l’Etat assume ses responsabilités pour sauver les emplois et un savoir-faire irremplaçable… »




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